Notre réponse :

L'article paru dans la Nouvelle République présente notre livre comme parlant essentiellement de la souffrance au travail, mais cet aspect n'y est abordé que pour illustrer notre propos qui concerne le mal-être global de nos contemporains. Nous mettons surtout en lumière un aspect structurel de la société qui produit du mal-être chez nous. Il s'agit d'un phénomène structurel d'aspiration d'une richesse essentiellement financière et matérielle vers le haut. Mais nous montrons aussi comment nous pouvons agir sur ce processus structurel pour qu'il s'amenuise et que les citoyens puissent se réapproprier une autre sorte de richesse.

D'autre part, Jean-Jacques Boissonneau laisse entendre que notre appel pourrait devenir politique, alors que ce n'est qu'un appel citoyen. Un appel à réfléchir sur Le politique, sur la place du politique dans l’organisation globale de la société. Si nous n'avons aucune volonté de nous inscrire dans la politique politicienne, ce n'est pas parce qu'elle n'aurait pas de valeur à nos yeux. Simplement ce n'est pas à cette place que nous pensons pouvoir nous rendre utiles à la communauté.

Il n'est pas surprenant que l'article de Jean-Jacques Boissonneau ne présente qu'une facette du livre. Chaque lecteur, chaque auditeur de notre conférence a une perception subjective de notre discours. Ce qui nous importe c'est le débat qui s'en suit et c'est pourquoi nous répondons aux articles.

Le collectif qui s'est créé, autour de Gilles Roullet et de moi-même, œuvre pour soutenir ce débat et pour l'élargir à l'ensemble des citoyens. Toute personne désireuse de réfléchir est légitime à participer au débat et à se joindre au collectif.

Anne Chesnot