Qui sommes-nous ?

Un collectif informel

Nous sommes une dizaine de personnes agissant, chacun à notre mesure, pour favoriser la diffusion de l'analyse de la société de Anne CHESNOT et Gilles ROULLET. Ces derniers assurent la permanence régulière des deux rendez-vous mensuels avec parfois la présence de l'un d'entre nous. Ces rendez-vous sont ouverts à tous.
Bien que nous n'ayons pas la possibilité de nous réunir tous ensemble, nous publions tout de même sur ce site des articles qui sont signés par l'ensemble du collectif. Ce qui nous réunit, c'est l'envie d'agir pour que la société devienne plus juste et pour qu'elle se pacifie. Par « société » nous entendons autant la société française que la société humaine dans son ensemble, car il nous faut bien faire société tous ensemble sur cette terre.  

Les membres du collectif :

BAVOIL Éric (Vienne), BONNIN Nicole (Vienne), CHESNOT Anne (Vienne), CHESNOT Odile (Côte d'Or), COFFINEY Karine (Vienne), CRAMIER Françoise (Corrèze), DUFFROU Laurent (Vienne), EME Elsa (Vienne), LOULMET Laurence (Vienne), MARSAULT Julie (Île de France), ROULLET Gilles (Vienne), SIONNEAU Jocelyne (Loir et Cher).

La démarche des auteurs

Nous étions très affectés par l'augmentation de la violence et des non-sens, autour de nous et dans le monde. Nous avons abordé la question en essayant de comprendre pourquoi, alors que les humoristes, les politiques et les économistes énoncent depuis longtemps les maux de notre société, cela n'a pas provoqué de changement conséquent. En les écoutant attentivement et avec un peu de recul, nous avons commencé à comprendre ce qui entravait l'accès vers des solutions.

Les humoristes se moquent de nos difficultés et nous font rire avec eux, mais nous "rions jaune". L'aspect libératoire du rire a une contre-partie, il nous évite de nous confronter aux problèmes. Or, comment résoudre une difficulté sans la regarder en face ?

Les hommes politiques cherchent des solutions, mais l'adhésion à un parti politique s'accompagne souvent d'une "logique de parti" qui peut limiter le champ de la réflexion. D'autre part, la vie politique est organisée et mise en scène de façon à favoriser les rivalités de partis. Sachant qu'il est psychologiquement difficile d'accepter une idée comme étant bonne quand elle vient de quelqu'un que nous percevons comme un rival, nous avons du mal à trouver des solutions à nos problèmes.

Quant aux économistes, leur approche est trop souvent quantitative, technique et dogmatique, à tel point qu'elle est déconnectée du vécu des humains. De plus, les économistes participent, tous comme d'autres experts, à la rivalité politicienne dans laquelle des camps s'affrontent. Il y a des économistes dans tous les partis et nous ne savons plus qui croire. Comment pouvons nous participer aux débats dans de telles conditions ? Tout cela entretient notre fatalisme.

Quant à nous, notre réflexion a été longue, sans parti pris politicien et sans allégeance à une idéologie économique. Nous sommes arrivés à la conclusion que la structure sociétale pyramidale actuelle est incompatible avec les idées de justice, d'égalité des chances et de paix. Tout simplement parce qu'il y a des places qui sont survalorisées et assorties de privilèges tandis que d'autres sont dévalorisées et défavorisées. Cela induit une compétition sociale redoutable qui induit elle-même des rapports humains de rivalité. Nous nous sommes malheureusement habitués à cette rivalité, qui peut même nous procurer de la jouissance.

L'optimisme que nous prônons s'appuie sur le fait que la jouissance de l'agressivité, qui fait le lit de la haine et de la violence, puisqu'elle se construit à partir des expériences relationnelles précoces et des pressions sociales, peut aussi se déconstruire. Pour y arriver il est nécessaire de ne pas se laisser influencer par les discours qui valorisent et justifient la compétition sociale. Ce qui nous aide à cela, c'est de nous recentrer sur nos exigences fondamentales, l'exigence de sens, l'exigence de justice, l'exigence de paix et l'exigence d'amour. Nous en retirons un bien-être immédiat.

 Anne CHESNOT et Gilles ROULLET

Historique

Tout à commencé en 2013 avec les premières conférences, les auditeurs nous ont encouragés à continuer. Nous avons donc mis l'analyse par écrit, nous avons créé un site internet en 2014, une page Facebook en 2016. C'est aussi en 2016 que nous avons changé de titre, passant de « Quelle société voulons-nous ? Soyons optimistes ! » à « Quelle société voulons-nous ? Osons l'optimisme ! ». Ce titre est à la fois le titre de l'analyse et le nom du collectif.

L'optimisme que nous prônons vient du fait que nous avons constaté être de plus en plus nombreux à agir, chacun dans des domaines différents, pour un même but : remettre du sens dans les décisions qui sont prises à tous les niveaux et dans tous les domaines, avec une exigence d'équité et de justice. De plus, nous sommes nombreux maintenant à être convaincus que cette exigence doit être pensée à l'échelle de la planète.

L'optimisme que nous prônons est aussi un appel à l'être. Nous pensons que l'humain se distingue du règne animal par, entre autre, la jouissance de l'agressivité, cette dernière faisant le lit de la haine. La jouissance de l'agressivité se construit lors de nos premières expériences relationnelles. L'optimisme réside dans l'idée qu'il est possible de la limiter et ainsi d'endiguer le processus d'augmentation de la violence qui est en train de gangréner la communauté humaine. C'est l'affaire de tous, chacun agissant à sa mesure en tant qu'individu, seul ou en groupe.

Le collectif