Qui sommes-nous ?

Un collectif informel

Nous sommes une dizaine de personnes agissant, chacun à notre mesure, pour favoriser la diffusion de l'analyse de la société de Anne CHESNOT et Gilles ROULLET. Ces derniers assurent la permanence régulière des deux rendez-vous mensuels avec parfois la présence de l'un d'entre nous. Ces rendez-vous sont ouverts à tous.
Bien que nous n'ayons pas la possibilité de nous réunir tous ensemble, nous publions tout de même sur ce site des articles qui sont signés par l'ensemble du collectif. Ce qui nous réunit, c'est l'envie d'agir pour que la société devienne plus juste et pour qu'elle se pacifie. Par « société » nous entendons autant la société française que la société humaine dans son ensemble, car il nous faut bien faire société tous ensemble sur cette terre.  

Les membres du collectif :

BAVOIL Éric (Vienne), BONNIN Nicole (Vienne), CHESNOT Anne (Vienne), CHESNOT Odile (Côte d'Or), COFFINEY Karine (Vienne), CRAMIER Françoise (Corrèze), DUFFROU Laurent (Vienne), EME Elsa (Vienne), LOULMET Laurence (Vienne), MARSAULT Julie (Île de France), ROULLET Gilles (Vienne), SIONNEAU Jocelyne (Loir et Cher).

La démarche des auteurs

Tout a commencé en 2011 parce que nous étions très affectés par l'augmentation de la violence et des non-sens, autour de nous et dans le monde. Nous voulions comprendre pourquoi alors que les humoristes, les politiques et les économistes énoncent depuis longtemps les maux de notre société, cela n'avait pas provoqué de changement conséquent. En prenant un peu de recul nous avons compris ce qui entravait l'accès vers des solutions.

Les humoristes se moquent de nos difficultés et nous font rire avec eux, mais nous "rions jaune". L'aspect libératoire du rire a une contre-partie, il nous évite de nous confronter aux problèmes. Or, comment résoudre une difficulté sans la regarder sérieusement en face ?

Les hommes politiques cherchent des solutions, mais l'adhésion à un parti politique s'accompagne souvent d'une "logique de parti" qui limite la réflexion. D'autre part, la vie politique est organisée et mise en scène de façon à favoriser les rivalités. Le fait qu'il est psychologiquement difficile d'accepter une idée comme étant bonne quand elle vient de quelqu'un que nous percevons comme un rival, entrave le chemin qui mènerait à des solutions.

Quant aux économistes, leur approche est souvent trop quantitative, technique et dogmatique, déconnectée du vécu des humains. De plus, tous les « experts » (dont les économistes) participent à la rivalité politicienne. Il y a des économistes dans tous les partis et nous ne savons plus qui croire.

Quant à nous, nous avons du nous mettre en retrait pour mener une réflexion sans parti pris politicien et sans allégeance à une idéologie économique. Nous sommes arrivés à la conclusion qu'il y a une synergie négative entre la structure sociétale qui est pyramidale et notre propension (pour beaucoup d'entre nous) à nous mettre en rivalité avec les autres. Cette rivalité est le résultat d'un conditionnement éducatif et social, les parents étant soucieux « d'armer » leurs enfants pour qu'ils réussissent dans cette société pyramidale qui induit elle-même de la rivalité. « Réussir dans la vie » équivaut à monter dans l'échelle sociale mais il y a structurellement moins de places à l'échelon supérieur que de prétendant à y monter. La structure pyramidale est inadaptée pour une société, car elle est incompatible avec nos exigences fondamentales de sens, de justice, de paix et d'amour.

Il est impossible de régler durablement les problèmes auxquels nous sommes confrontés sans remettre en cause cette structure pyramidale. Nous savons qu'il existe d'autres structures de société, dont l'une a été modélisée dès les années 80. C'est une structure qui est compatible avec nos exigences fondamentales ainsi qu'avec l'exigence environnementale.

Bien sur un changement de structure de société ne se décrète pas, mais l'envie d'en changer peut se décréter. A partir de là, il revient à chacun de chercher ce qu'il peut faire à son niveau pour favoriser un tel changement.

 Anne CHESNOT et Gilles ROULLET

Historique du collectif

Tout à commencé en 2013 avec les premières conférences, les auditeurs nous ont encouragés à continuer. Nous avons donc mis l'analyse par écrit, nous avons créé un site internet en 2014, une page Facebook en 2016. C'est aussi en 2016 que nous avons changé de titre, passant de « Quelle société voulons-nous ? Soyons optimistes ! » à « Quelle société voulons-nous ? Osons l'optimisme ! ». Ce titre est à la fois le titre de l'analyse et le nom du collectif.

L'optimisme que nous prônons vient du fait que nous avons constaté être de plus en plus nombreux à agir, chacun dans des domaines différents, pour un même but : remettre du sens dans les décisions qui sont prises à tous les niveaux et dans tous les domaines, avec une exigence d'équité et de justice. De plus, nous sommes nombreux maintenant à être convaincus que cette exigence doit être pensée à l'échelle de la planète.

L'optimisme que nous prônons est aussi un appel à l'être. Nous pensons que l'humain se distingue du règne animal par, entre autre, la jouissance de l'agressivité, cette dernière faisant le lit de la haine. La jouissance de l'agressivité se construit lors de nos premières expériences relationnelles. L'optimisme réside dans l'idée qu'il est possible de la limiter et ainsi d'endiguer le processus d'augmentation de la violence qui est en train de gangrener la communauté humaine. C'est l'affaire de tous, chacun agissant à sa mesure en tant qu'individu, seul ou en groupe.

Le collectif